Forum de discussion et de recherche sur le phénomène tulpa.
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Lothdraen] Guide sur le rêve lucide

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lothdraen
Admin
avatar

Sexe : Masculin
Messages : 135
Date d'inscription : 24/09/2013

MessageSujet: [Lothdraen] Guide sur le rêve lucide   Mar 1 Oct - 11:33

Bonjour à tous Smile
J'ai commencé à m'intéresser au sujet des rêves lucides bien avant de connaître les tulpae, j'ai donc pas mal de documentation à ce sujet sur différents sites.

On pourrait croire que le thème est complètement hors-sujet par rapport aux tulpae, mais il y a pourtant quelques connexions entre ces deux phénomènes. Il est par exemple possible de rêver avec sa tulpa dans un rêve lucide, ou bien de faire du forcing, d'entrer dans son wonderland consciemment, également.

Je vais donc développer le sujet dans cette section. Mes sources principales d'information sont Attrapes-Songes et LD4all, vous y trouverez des explications supplémentaires si vous ne comprenez pas certaines choses.


Le Rêve Lucide

Qu'est-ce qu'un rêve lucide ?
Un rêve lucide c’est simplement avoir conscience de rêver à l’intérieur même du rêve et pouvoir ainsi interagir avec le rêve et son contenu en pleine conscience. Même si ils se produisent parfois spontanément, il existe de nombreuses techniques permettant d’augmenter leur fréquence.

Selon la technique utilisée, on pourra induire soit des DILD (Dream-Initiated Lucid Dream) soit des WILD (Wake-Initiated Lucid Dream). Dans le cas des DILD, la prise de conscience que nous sommes en train de rêver ce fait à l’intérieur même du rêve. Brusquement, au cours du rêve, un éclair fulgurant de lucidité « mais je suis en train de rêver » vous rend votre pleine conscience à l’intérieur du rêve. Les WILD sont beaucoup plus difficiles à obtenir, il s’agit de garder sa conscience pendant l’endormissement et directement passer de l’état de veille au rêve.


Quels avantages peut-on tirer des rêves lucides ?
En voici quelques uns, mais il n’y a bien sûr aucune autre limite que votre imagination et votre soif de découverte:

*Affronter ses peurs:
Peur de parler en public ? Essayez en rêve lucide, là ou le public vous est tout acquis.

*Améliorer sa pratique:
Les sportifs de haut niveau s’entraînent en visualisant mentalement leurs mouvements pour les améliorer. Dans un rêve lucide, ils peuvent pleinement et interactivement, travailler sur leur technique en contact direct avec leur subconscient.
Concernant les tulpae, il est donc possible de faire du forcing directement et de manière plus efficace que si l'on est conscient, la visualisation est aussi beaucoup plus puissante.

*Développement personnel:
Le bouddhisme conseille d’utiliser les rêves lucides pour modifier sa compréhension du monde. Se multiplier soi-même, devenir minuscule ou un géant, changer les lois de la physique, le temps, l’espace … chercher la source intelligente à la base du rêve … En se libérant de nos concepts sur le monde, sa solidité et sa réalité, on entre sur le chemin de l’éveil.


Quelques conseils
La toute première étape sur la route des rêves est la remémoration onirique:
La remémoration onirique est la capacité à se rappeler ses rêves, y compris ses rêves lucides.

1] Faire preuve de persévérance
La première nécessité est d’en faire un travail quotidien. Plus vous chercherez régulièrement à vous souvenir de vos rêves, plus votre remémoration onirique s’améliorera. Lorsque l’on commence son journal des rêves, les premiers rêves sont souvent résumés à quelques lignes confuses, voire quelques mots. Petit à petit, le récit du rêve s’épaissit, prend de la cohérence, a un début, un milieu et une fin. La première technique nécessaire à la remémoration onirique est donc la persévérance.

2] Bien dormir
Nous avons plusieurs cycles de sommeil durant la nuit, entre trois et cinq cycles d’une moyenne de 90 minutes. 80% des rêves se déclenchent pendant la phase paradoxale d’un cycle, et cette phase devient de plus en plus longue au fil de la nuit.
La phase paradoxale dure environ 10 minutes dans le premier cycle de la nuit et peut durer de 45 minutes à 1h après 8h de sommeil. Donc dormir longtemps permet des rêves de plus en plus longs.

3] Une alimentation équilibrée

4] Se souvenir les yeux fermés, immobile
Une fois réveillé, il est recommandé de garder les yeux fermés et de ne pas bouger pour éviter que des stimuli sensoriels viennent interférer.
Votre toute première pensée doit être «Qu’est ce que je viens de rêver ?», ne laissez pas les pensées ou les inquiétudes de la journée venir interférer avec votre fragile mémoire onirique. Puis commencez par rassembler mentalement les morceaux de votre rêve, de la façon la plus complète possible, avant de le noter.

5] Retrouver le rêve en partant de la fin
Le souvenir le plus frais d’un rêve étant en général sa conclusion, les toutes dernières images du rêve, la façon la plus simple de s’en souvenir est de remonter le fil à l’envers, de la fin au début, dans l’ordre chronologique inverse.
Il y aura sans doute des passages manquants ou incertains, des fragments que l’on ne sait pas trop où mettre dans le fil du rêve, peu importe, il faut tout noter.

6] Auto-hypnose, auto-suggestion
L’auto-hypnose ou l’auto-suggestion peuvent permettre de planter fermement dans l’inconscient son intention de se souvenir de ses rêves, augmentant les chances de réussite. Plus d’informations sur l’auto-hypnose dans cet article. La suggestion serait par exemple « Je me souviens de mes rêves », ou « Demain matin, je me rappellerai facilement de mes rêves. »


Journal des rêves
Tenir un journal des rêves est la brique fondatrice de tout travail onirique pour deux raisons :

Cela permet de travailler la mémoire onirique: En effet à quoi sert de faire des rêves lucides si on les oublie au réveil ?
Cela permet de connaître notre monde onirique personnel et ses thèmes récurrents, rendant plus facile la reconnaissance nocturne que nous sommes en train de rêver.

Il faut tenir ce journal aussi régulièrement que possible, le mieux c’est de le faire tous les jours. Souvent au tout début, les rêves se résument à quelques fragments, des images fugaces et incohérentes.
Faites le travail tout de même, rédigez votre journal de façon régulière. Au fil du temps, les souvenirs seront de plus en plus clairs, et de plus en plus détaillés.

Le journal des rêves peut être tenu dans un bon vieux cahier papier, par traitement de texte ou grâce à un logiciel dédié. Vous pouvez avoir envie d’y ajouter des dessins, des photos, des enregistrements audio (si il y a eu, par exemple, des chansons dans votre rêve), ou tout autre manifestation de votre créativité.

A chaque rêve on donne un titre synthétique pour le retrouver plus facilement.
Puis on essaie de détailler le plus possible le contenu du rêve, les personnages, les lieux, les émotions.

  • Contexte: C’est tout ce qui se passe « avant » que le rêve débute. Lorsque certains rêves commencent, tout comme certains films, votre personnage connait des morceaux de sa vie imaginée ayant une importance pour le rêve (vous n’êtes pas surpris de vous retrouver dans une boulangerie car vous savez que vous êtes boulanger, vous n’êtes pas surpris de voir cinq enfants vous appeler « Papa » etc.)
  • Temps: à quel moment se déroule le rêve ? Est-ce le jour ou la nuit ? Le rêve a-t-il une unité de temps ou y-a-t il des ruptures (brusquement la nuit tombe, ou cinq ans se sont écoulés …) ?
  • Lieu(x): à quel(le/s) endroit(s) se déroule(nt) votre rêve ?
  • Narration: comment vivez-vous le rêve ? En spectateur extérieur (comme si vous voyiez un film) ? En tant que l’un des personnages ? Et ce personnage est-ce « vous » ou quelqu’un d’autre ?
  • Emotions: quelles émotions ressentez-vous tout au long du rêve?

Pour faciliter la remémoration onirique, on conseille de raconter le rêve au présent.

Éventuellement, partagez le rêve en chapitres pour en faciliter l’interprétation.
Un nouveau chapitre de rêve est souvent synonyme de rupture dans le contenu narratif du rêve.
Voici quelques exemples de ruptures définissant un nouveau chapitre:

  • Changement de lieu: On franchit la porte de son domicile et on se retrouve immédiatement à son lieu de travail. On entre dans une pièce de sa maison et on se retrouve dans un centre commercial etc.
  • Changement de temps: La nuit tombe brutalement, ou le rêve démarre le matin et d’un seul coup on se retrouve en milieu d’après-midi.
  • Changement d’action: Une nouvelle action commence, ou un rebondissement dans l’action en cours survient.
  • Changement de mode de narration: Vous viviez le rêve en tant que vous-même et brusquement vous le voyez en tant que « spectateur dématérialisé » ou vous devenez l’un des autres personnages.

Détecter les « chapitres » d’un rêve facilite son interprétation. Une rupture dans le rêve n’est jamais anodine et annonce souvent une étape importante.
Par exemple, un rêve en trois chapitres peut être interprété comme:
-Premier chapitre: mise en place du problème.
-Deuxième chapitre: solution possible.
-Troisième chapitre: effets attendus.

Ajoutez des commentaires dans votre journal, par exemple si ce rêve vous en rappelle un autre, si une situation ou un personnage sont directement inspirés du film que vous avez vu avant d’aller vous coucher etc.

Travaillez avec vos rêves, prenez du temps pour connaître votre monde onirique afin de briser le mur qui sépare votre monde éveillé et le monde du rêve pour que cette séparation soit également plus facile à briser durant vos nuits.


Dernière édition par Lothdraen le Jeu 24 Oct - 16:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lothdraen
Admin
avatar

Sexe : Masculin
Messages : 135
Date d'inscription : 24/09/2013

MessageSujet: 2/ Méthodes d'induction des rêves lucides   Mar 22 Oct - 12:22

Les différentes méthodes décrites ci-dessous permettent d'augmenter fortement la probabilité de faire des rêves lucides, bien entendu pour de meilleurs résultats encore, ces méthodes peuvent être faites simultanément.


1] Le Test de Réalité
Il s’agit d’une habitude mentale consistant à continuellement réexaminer l’environnement perçu ou notre état de conscience. Certains développent cette habitude naturellement, au point que cela devient une routine inconsciente, et deviennent, sans l’avoir vraiment cherché, des rêveurs lucides ultra-fréquents.

Pour développer cette habitude, il faut se poser régulièrement, au cours de la journée, la question critique: « Suis-je éveillé ou en train de rêver ? »,  ou par exemple, « Que faisais-je il y a cinq minutes ? » « Où suis-je ? » « Cette situation est-elle normale ? » etc...

Cet état d’esprit critique suffit rarement à déclencher un rêve lucide. Même si dans un rêve vous finissez par mettre en doute votre environnement, la conclusion qu’il s’agit bien d’un rêve n’est pas automatique et loin d’être évidente, et si cette conclusion vous échappe, vous perdez rapidement l’étincelle de lucidité et replongez dans le rêve.
C’est pourquoi les rêveurs lucides ont développé une méthode appelée le test de réalité.

Une fois que vous vous êtes posé la bonne question, ne confiez pas la réponse à votre esprit critique, mais effectuez un ou plusieurs tests de réalité jusqu’à obtenir une réponse définitive. Les tests de réalité permettent de mettre à l’épreuve notre environnement pour voir si il réagit selon les lois physiques du monde réel ou selon celles plus flexibles du monde du rêve. Il y a une infinité de tests de réalité possibles et vous pouvez créer les vôtres. Il ne faut jamais s’arrêter à un seul test avant d’être convaincu, car selon vos certitudes et incertitudes du moment, le test peut être non concluant. En voilà quelques uns :

  • Savez-vous où vous étiez il y a dix minutes ? Quel jour de la semaine nous sommes ?
  • Arrivez-vous à léviter par la pensée ? Pouvez-vous, simplement en le voulant, décoller du sol de quelques centimètres et rester en l’air ?
  • Appuyez vos mains contre un mur en désirant passer au travers, y arrivez-vous ?
  • Lisez quelque chose, détournez le regard, relisez-le, le texte a-t-il changé ?
  • Lisez l’heure sur une montre, détournez le regard et lisez l’heure à nouveau, l’heure a-t-elle complètement changée ?
  • Eteignez et allumer la lumière, l’interrupteur fonctionne-t-il ?
  • Regardez-vos mains, sont-elles normales (bon nombre de doigts etc.) ?
  • Regardez-vous dans un miroir, votre reflet est-il normal ?

Pour vous souvenir d’effectuer ces tests de réalité vous pouvez les associer à un objet ou à un événement. Par exemple: à chaque fois que vous voyez votre chien ou que vous traversez un seuil de porte.


2] L'interruption du sommeil ou Wake Back To Bed [WBTB]
Voici la toute première technique pour favoriser l’apparition des rêves lucides: l’interruption du sommeil ou en bon anglais WBTB (Wake Back To Bed).
Cette technique est particulièrement efficace, et de plus elle est facilement combinable avec d’autres techniques et est très simple à mettre en place, mais nécessite de s'être couché avant minuit.

  • Réveillez-vous entre 5 et 6h après vous être endormi (mettez un réveil). Le but est de se réveiller avant le dernier cycle de sommeil d’environ 1h30, riche en rêves.
  • Restez éveillé environ 10-30 minutes. Faites des tests pour vérifier quelle durée est la plus efficace pour vous. Pour certaines personnes, 5 minutes suffisent, à vous d’expérimenter. A noter qu’une durée trop longue peut avoir un effet inverse. Rester éveillé le plus longtemps possible n’est donc pas forcément la bonne stratégie. Durant cette période, faites une activité qui vous permettra de vous réveiller mais pas trop brutalement, afin de pouvoir vous rendormir facilement. Par exemple, lire sur un sujet en rapport avec les rêves lucides, ou en rapport avec le type de rêve que vous avez envie d’obtenir, mettre à jour votre journal des rêves etc.
    Dans un quartier sûr, vous pourrez aller faire une petite promenade à l’extérieur. Méditer peut avoir des effets bénéfiques sur la qualité des rêves qui vont suivre cette interruption. A noter que regarder la télévision semble avoir un effet contraire, à proscrire donc l’utilisation d’écrans.
  • Se recoucher, tout en pratiquant par exemple une autre technique comme le MILD.

Les rêves se produisent essentiellement vers la fin du sommeil, dans la dernière partie de la nuit. En stimulant votre esprit, il est plus proche du réveil, plus conscient, et plus apte à reconnaître un rêve comme tel.


3]L'induction de rêves lucides ou Mnemonic Induction of Lucid Dreams [MILD]
La technique d’induction de rêves lucides est appelée MILD (Mnemonic Induction of Lucid Dreams).
Elle repose sur la mémoire prospective c’est-à-dire la mémoire orientée vers l’avenir. La mémoire prospective se réfère à notre aptitude à nous souvenir de notre intention d’effectuer une tâche lorsque certaines circonstances sont réunies, par exemple se souvenir que l’on voulait acheter du pain en passant devant une boulangerie.
Il faut donc effectuer une association entre une tâche à accomplir et une situation.
Dans le cas des rêves lucides, la tâche est de se souvenir qu’il s’agit d’un rêve et la situation c’est être en train de rêver, situation reconnaissable par le caractère irréaliste ou loufoque du monde nous entourant.

La phrase clé pour cet objectif est la suivante: la prochaine fois que je rêverai je veux me souvenir de reconnaître que je suis en train de rêver. Mais vous pouvez adapter la formulation à vous-même.

Le moment idéal pour effectuer cette méthode est juste avant de s’endormir, si possible avant une phase de sommeil riche en rêves au petit matin, et pour optimiser davantage les chances d’obtenir un rêve lucide, la pratique optimale est de combiner cette méthode avec une interruption du sommeil.

Voici la technique en 4 étapes:

  1. En s’endormant le soir, concentrez-vous sur votre intention de vous réveiller à la fin de chacun de vos rêves et de vous en souvenir.
  2. Lorsque vous vous réveillez de vos rêves, répétez comme un mantra la phrase clé que vous avez choisie, par exemple « la prochaine fois que je rêverai je veux me souvenir de reconnaître que je suis en train de rêver ».
  3. Alors que vous continuez de vous concentrer sur cette intention de vous rappeler que vous rêvez, imaginez que vous êtes de retour dans le rêve dont vous venez de vous réveiller, ou si vous ne vous en rappelez pas, un autre rêve récent. Cherchez dans ce rêve quelque chose d’incongru, d’inattendu, qui vous prouve qu’il s’agit d’un rêve et imaginez que vous réalisez soudainement qu’il s’agit d’un rêve, par exemple en criant à plein poumons « mais c’est un rêve ! ». Puis continuez votre fantaisie comme si il s’agissait bien d’un rêve lucide, par exemple entraînez-vous au vol.
  4. Répétez les étapes 2 et 3 jusqu’à ce que vous vous endormiez. Si vous vous surprenez à penser à autre chose, recommencez pour que la dernière pensée dans votre esprit au moment où vous vous endormiez soit votre intention de devenir lucide.


4]Le rêve lucide initié depuis un rêve normal ou Dream-Initiated Lucid Dream [DILD]
La majorité des rêves lucides sont initiés à partir d’un rêve ordinaire.
Tout commence donc par un rêve ordinaire, lorsqu’un élément déclencheur provoque la lucidité. L’élément déclencheur peut être mental (interne) ou lié au monde onirique (externe), mais ce qu’il provoque est toujours une réflexion qui, elle seule, a le pouvoir d’allumer l’étincelle de la lucidité.
Selon l’élément déclencheur, on peut classifier les DILD en sous-catégories.

a) Le choc émotionnel
La plupart des premiers rêves lucides sont obtenus par un déclencheur très particulier, un choc émotionnel négatif : la peur, la honte, la tristesse…
La pression du choc émotionnel pousse le rêveur dans ses retranchements psychologiques où il cherche une ultime échappatoire à ce qu’il vit.
Voilà pourquoi le choc émotionnel pouvant provoquer un rêve lucide est avant tout négatif, une émotion positive provoque rarement un réflexe de fuite psychologique. Le rêveur réfléchit donc sur sa triste condition onirique, et peut, à cet instant, réaliser qu’il rêve.
Etre poursuivi par un monstre, se retrouver nu en public, être confronté à la mort d’un être cher, ce type de rêve peut produire des rêves lucides.

b) L'automatisme
Les rêveurs lucides ont donc cherché à contrôler cet élément déclencheur en le provoquant. Ils ont trouvés deux stratégies :
La question critique, tel que par exemple: «Suis-je en train de rêver ?», en général suivi par un test de réalité pour y répondre.
Le rêveur s’entraîne à se poser cette question régulièrement, ou bien se programme pour se poser cette question à chaque fois qu’il fait quelque chose de spécifique, comme allumer une lampe, traverser un seuil de porte etc.
L’autosuggestion: le rêveur se programme avant de se coucher pour reconnaître qu’il rêve dès qu’il verra un «signe onirique» prédéterminé.
Un signe onirique doit être quelque chose que le rêveur rencontre fréquemment en rêve (comme par exemple son chien en train de voler…), mais cela peut être quelque chose de totalement anodin, comme par exemple ses mains. 
Dans le domaine de l’autosuggestion on trouvera la méthode MILD, l’autohypnose, ou simplement se répéter juste avant de s’endormir, alors qu’on est dans un état plus suggestible, ses intentions.

c) Situation incongrue
Avec la tenue régulière d’un journal des rêves, le rêveur apprend à connaître son monde onirique et adopte une attitude plus réflexive vis-à-vis de ce qu’il y vit. Cette aptitude le rend capable de reconnaître les incongruités d’un scénario onirique : une personne qui ne devrait pas être là, un objet bizarre, une situation improbable … Il réalise tout à coup que quelque chose cloche, se demande pourquoi et peut en conclure qu’il s’agit d’un rêve et devenir lucide.

d) Pause réflexive
Avec le temps, j’ai réalisé que la majorité de mes DILD n’entraient plus dans aucune des catégories citées ci-dessus. Bien au contraire, je réalisais que j’étais en train de rêver en plein milieu d’une situation totalement anodine: faire du ménage, marcher dans la rue, regarder le décor…
En cherchant le point commun de ces situations, j’ai réalisé que c’était un moment du rêve me permettant un léger répit, sans action particulière, me permettant de prendre le temps de réfléchir. En effet, peu de gens réalisent qu’en rêve, ils pensent, ils ne sont pas des pantins désarticulés aux mains de l’inconscient. Simplement durant la remémoration onirique, ils se rappellent principalement l’action, et très peu de leurs pensées accompagnant cette action.
C’est pourtant grâce à cette capacité de réfléchir en rêve lucide que toutes les catégories de DILD précédemment citées peuvent se produire.
Une pause onirique de quelques secondes peut donc suffire à notre capacité réflexive pour réaliser qu’il s’agit d’un rêve. Cette catégorie de DILD a plus de chance de se produire si la partie réflexive du cerveau est stimulée.
Pour réveiller cette capacité on peut utiliser la méthode d’induction WBTB ou simplement se coucher tôt, bien avant d’être épuisé, et avoir une longue nuit de sommeil.


5] L'autosuggestion et autohypnose
Pendant les rêves ordinaires, notre conscient cède la place à l’inconscient et perd tout contrôle. L’inconscient prend les commandes de nos nuits et nous entraîne dans des aventures oniriques.
Un coup de main de notre inconscient peut donc favoriser un DILD (rêve lucide initié depuis un rêve ordinaire).

a) L'autosuggestion
Une suggestion est une « influence exercée sur notre comportement », le plus souvent par autrui. Cette influence peut être si subtile qu’elle modifie notre comportement sans même que nous le réalisions à un niveau conscient.
Dans le cas de l’autosuggestion il s’agit « d’une suggestion dont on est à la fois l’auteur et l’objet ». Par l’autosuggestion, nous programmons notre comportement au niveau de l’inconscient. Par exemple, d'un point de vue général, en répétant plusieurs fois par jour : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. »

L’autosuggestion repose donc sur la répétition de quelque chose de positif, jusqu’à ce que cette répétition s’ancre dans l’inconscient.

Plusieurs techniques d’induction de rêves lucides reposent sur l’autosuggestion:

  • La méthode MILD utilise la mémoire prospective. Le rêveur s’autoprogramme pour se souvenir qu’il rêve lorsqu’il est dans une situation onirique reconnaissable par le caractère irréaliste ou loufoque du monde l’entourant.
  • La méthode des tests de réalité est la programmation d’un automatisme au niveau de l’inconscient par la répétition. Le rêveur s’autoprogramme pour réaliser des tests de réalité aussi souvent et régulièrement que possible, et ainsi tôt ou tard, il effectuera des tests de réalité en rêve.
  • Une autre méthode repose sur la reconnaissance d’un symbole onirique tel que ses mains (méthode Castaneda), des lumières qui clignotent (avec l’aide d’un appareil externe de type NovaDreamer), ou tout autre symbole récurrent de notre monde onirique personnel.
    Cette méthode repose sur trois clés :
    Le moment : Nous sommes plus sensibles à l’autosuggestion le soir, juste avant de se coucher ou tout en s’endormant.
    La formulation : il faut trouver la bonne formulation par exemple « Cette nuit, quand je verrai [mon symbole onirique] je saurai que je suis en train de rêver ». Et tout en faisant l’autosuggestion, effectuer l’action ou  s’imaginer en situation. Par exemple si votre symbole onirique est vos mains, regardez vos mains en imaginant que vous réalisez que vous rêvez, si votre symbole onirique est un chien volant, visualisez mentalement la scène comme si vous rêviez y compris la réalisation soudaine que vous rêvez.
    La répétition : se répéter plusieurs fois, avec toute la force de sa conviction, cette autosuggestion.

a) L'autosuggestion
L’autohypnose est une forme légèrement plus poussée d’autosuggestion. C’est une méthode passionnante à connaître d’un point de vue développement personnel.

En premier lieu il faut préparer ses suggestions hypnotiques avant de commencer. La phrase à utiliser doit être aussi claire que possible, et ne comporter aucune négation (l’inconscient ne les comprend pas), par exemple : « la prochaine fois que je rêverai je veux me souvenir de reconnaître que je suis en train de rêver »  ou « cette nuit, je vais reconnaître que je rêve » ou « cette nuit je vais voir un symbole personnel qui va m’aider à devenir lucide » etc.

Il existe de nombreuses méthodes d’autohypnose, voici une technique simple à pratiquer le soir.

Fermez les yeux. Visualisez mentalement un escalier, ascenseur, une corde, enfin bref quelque chose qui descend, et dites vous « je vais compter de 10 à 1, et à 1 je serais dans un état d’autohypnose ». Puis visualisez-vous en train de descendre tout en comptant. Accompagnez chaque compte d’une suggestion. Commencez par des suggestions vérifiables concernant votre environnement « Je suis dans ma chambre », puis petit à petit ajoutez des suggestions sur une impression de lourdeur et de chaleur dans votre corps « Mon corps est détendu, lourd, et je ressens une agréable chaleur », la relaxation du corps favorise l’autohypnose. Et aussi souvent que possible renforcez la visualisation de votre descente,  « et je continue à descendre/m’enfoncer, je vais de plus en plus profond, vers un état d’autohypnose ».

A 1, déclarez avec confiance « A présent je suis en état d’autohypnose ». Vous pouvez faire léviter votre main pour confirmer l’état d’autohypnose : « Ma main, peut être la main droite, ou la main gauche, est de plus en plus légère, elle s’élève comme tirée par des ballons … ». Insistez jusqu’à ce que votre main s’élève : « légère, elle s’envole, de plus en plus haut … »

Puis placez la suggestion choisie pour vous souvenir de votre état de rêve, par exemple : « cette nuit, je vais reconnaître que je rêve ».

Finissez en disant, « je vais compter de 1 à 3 et à 3 je serai sorti de l’état d’hypnose, détendu et prêt à dormir ». Une fois atteint le chiffre 3 ouvrez les yeux et étirez-vous doucement.
L’efficacité de la technique d’autohypnose semble s’émousser si on l’utilise trop régulièrement, à n’utiliser qu'épisodiquement.


Conclusion
Voici une approche possible pour combiner ces techniques afin d’avoir son premier rêve lucide volontaire.

La première étape est de travailler votre remémoration onirique en tenant un journal des rêves. Endormez-vous en souhaitant vous souvenir de tous vos rêves, et, dès que vous vous réveillez, même au milieu de la nuit, notez tout ce qui vous vient à l’esprit. Le matin, mettez votre journal des rêves au propre.

En parallèle, travaillez votre esprit critique en vous questionnant sur la différence entre le monde du rêve et la vie éveillée. Demandez-vous pourquoi vous n’avez pas reconnu, malgré toutes les bizarreries de vos nuits, que vous étiez en train de rêver. Dans ce cas, qui vous dit que vous n’êtes pas en train de rêver maintenant ? Effectuez des tests de réalité.

Maintenez votre intérêt en éveil, lisez des livres sur les rêves lucides, surfez sur Internet à la recherche d’informations, regardez des films sur le sujet, parlez-en. Cultivez en vous cette étincelle d’émerveillement devant votre créativité onirique.

Au bout d’une ou deux semaines, lorsque votre remémoration onirique vous semble efficace, choisissez une nuit où vous pourrez dormir aussi longtemps que vous le désirez sans être dérangé. Aérez votre chambre, relaxez-vous (bain, soirée tranquille…), puis utilisez durant la nuit la technique d’interruption du sommeil [WBTB] combinée à la méthode MILD.
Si cela ne marche du premier coup, peu importe, la première qualité du rêveur lucide est la constance. Surtout continuez donc à tenir votre journal des rêves quotidiennement et recommencez ces méthodes d’induction dès que vous le pourrez.

Ne doutez jamais de vous, tout le monde rêve donc tout le monde a la capacité d’avoir des rêves lucides.
Revenir en haut Aller en bas
Lothdraen
Admin
avatar

Sexe : Masculin
Messages : 135
Date d'inscription : 24/09/2013

MessageSujet: 3/ Stabiliser sa lucidité en rêve   Mer 23 Oct - 13:01

La lucidité est loin d'être acquise, ce qui est la première chose dont on se rend compte après avoir vécu son premier rêve lucide, de plus les premiers rêves lucides sont souvent assez courts.


1] Les 4 étapes pour stabiliser un rêve lucide
Il s’agit d’inscrire des automatismes dans le subconscient pour qu’ils deviennent naturels, que vous les effectuiez sans vraiment y penser.
En rêve lucide la mémoire et le raisonnement étant fluctuants, vous ne pouvez pas compter dessus. Mon conseil est donc de franchir ces étapes l’une après l’autre, de ne passer à l’étape suivante que lorsque l’étape précédente est acquise en tant qu’automatisme.

Etape 1 – Moduler ses émotions
L’enthousiasme du rêveur lucide est son premier obstacle. Une émotion forte peut entraîner un réveil ou une perte de la lucidité. Dès qu’il est lucide, le rêveur doit donc moduler son euphorie. Pour cela, choisissez l’une des recettes ci-dessous. Ne cherchez pas à faire toutes les méthodes proposées car vous ne vous en souviendrez pas en rêve lucide, choisissez-en une seule, pensez-y avant de vous endormir, et effectuez là dès que vous devenez lucide.

Mentalement dites-vous, « du calme, calme-toi… ».
Concentrez-vous visuellement sur quelque chose d’ennuyeux, le sol, vos mains …
Concentrez-vous sur une tâche à effectuer.
Plus vous aurez de rêves lucides, moins cette étape vous posera problème, avec l’habitude, devenir lucide ne causera plus de choc émotionnel risquant de provoquer le réveil ou la perte de lucidité.

Etape 2 – Augmenter sa lucidité
Il existe plusieurs niveaux de lucidité, certains niveaux très bas, avec une faible conscience de votre état, menacent de vous faire perdre la lucidité à tout instant. Il est possible d’élever ou clarifier son niveau de conscience. Du fait que vous avez peu de lucidité, encore une fois, les méthodes ci-dessous doivent avant tout devenir des automatismes. N’en choisissez qu’une, pensez-y avant de vous endormir et visualisez-vous en train de faire cette tâche.

  • Demandez au rêve d’augmenter votre lucidité en lui criant « Plus de lucidité ! »
  • Effectuez quelques tâches demandant un raisonnement intellectuel plus poussé: compter, écrire, se souvenir de choses de l’état de veille (votre nom, jour de la semaine, numéro de téléphone) …
  • Effectuez un test de réalité.
  • Concentrez-vous sur l’un de vos sens: frottez vos mains l’une contre l’autre (concentrez-vous sur la friction et la chaleur), touchez ce qui vous entoure, saisissez des objets, écoutez les sons, donnez des coups d’œil dans le monde onirique pour visualiser le plus de décor possible (ne fixez pas votre regard sur quelque chose en particulier, cela pourrait déstabiliser le rêve et causer votre réveil anticipé), sentez les odeurs…
  • Désorientez vous: tournez sur vous-même ou tombez sur le sol, cette technique peut parfois produire un changement de décor de rêve.

Etape 3 – Maintenir votre lucidité
Rester lucide demande de maintenir une balance délicate entre votre attention tournée vers le monde onirique et votre intellect.
L’attention au rêve est ce qui donne tout le piment du monde lucide, après tout nous sommes là pour expérimenter le monde onirique. C’est l’intellect qui contient l’étincelle de volonté et de libre arbitre nécessaire pour maintenir cet état de lucidité.
Si vous mettez trop d’attention dans le rêve, l’action, le décor ou un personnage onirique, si vous vous laissez guider par l’action onirique sans réfléchir, vous risquez de perdre votre lucidité. A l’inverse si vous vous centrez trop sur votre intellect, sur des tâches mentales complexes, le rêve abandonné se déstabilise.
Il faut donc garder un léger détachement tout au long du rêve. Il faut trouver le point d’équilibre entre votre attention pour le rêve et votre intellect.
Pour garder votre lucidité, vous pouvez effectuer une action répétitive tout le long du rêve, répétez par exemple des méthodes de l’étape 2: regardez vos mains, frottez-vous les mains, faites des tests de réalité, déclarez à haute voix que vous êtes lucide etc.
Effectuez ces méthodes régulièrement ou dès que vous sentez que la lucidité risque de vous échapper, pour de nouveau retrouver le point d’équilibre dont vous avez besoin.

Etape 4 – Fixez-vous un but

Gardez à l’esprit une intention, un but, et dès que ce but est effectué aussitôt remplacez le par un autre but. Une intention peut être une expérience onirique que vous aviez envie de réaliser, mais aussi être simple comme «qui y-a-t-il de l’autre côté de cette rue ?» , «je vais franchir une porte».
Il est plus facile de rester lucide si vous avez une bonne raison de le faire, quelque chose de concret que vous voulez accomplir et qui en restant présent dans votre esprit maintient une pression mentale vous permettant de rester lucide.


2] La méthode BALISE
Cette méthode est donc pour les jeunes rêveurs lucides qui n’ont pas encore trouvé la meilleure façon de stabiliser leur lucidité et recherchent un moyen simple pour se souvenir des instructions.

Pour accomplir cette méthode il faut se souvenir d’une seule chose, ancrer un seul automatisme. Dès la première étincelle de lucidité, la toute première chose que doit faire le rêveur c’est d’écrire un mot, que ce soit avec son doigt ou un stylo, qu’il le fasse sur le mur, sur le sol, ou en l’air, aucune importance, le but est simplement d’écrire.
Tout d’abord, se concentrer immédiatement sur la tâche ennuyeuse d’écrire permet de moduler l’enthousiasme ressenti par le rêveur lorsqu’il réussit à atteindre la lucidité. Cet enthousiasme débordant conduit trop souvent à la perte de la lucidité.
Ecrire est aussi une méthode de stabilisation, car c’est une activité intellectuelle. En stimulant la partie réflexive du cerveau, elle permet d’augmenter la présence au rêve lucide et la remémoration onirique.

Certains rêves lucides sont oubliés au matin avec tous les autres rêves, surtout si ils ont eu lieu tôt dans la nuit. Une méthode de remémoration onirique est de visualiser quelque chose se produisant fréquemment en rêve et se demander, "est-ce que j’ai rêvé de ça ?" En plantant une balise dès que je suis lucide, je n’ai qu’à me demander au matin, "est-ce que j’ai rêvé d’avoir planté une balise ?" Et en visualisant l’action d’écrire mon mot, aussitôt le souvenir du rêve revient et je sais avec certitude qu’il s’agissait d’un rêve lucide.

La méthode peut être utilisée pour écrire le mot BASE, mot mnémotechnique pour se souvenir de ses intentions :

B : pour Balise
A : pour Analyser -> effectuer une méthode de stabilisation pour stimuler l’intellect, comme par exemple stimuler sa mémoire: Où suis-je ? Quel jour de la semaine est-ce ? Qui suis-je ? Quel est mon numéro de téléphone ? Comment suis-je arrivée là ? etc.
S : pour Stabiliser -> effectuer une méthode de stabilisation sensorielle comme se frotter les mains.
E : pour Explorer -> c’est le moment de partir en exploration et que le fun commence !

Le simple fait d’écrire est une méthode de stabilisation, mais en ajoutant l’AS (Analyser/Stabiliser), une méthode reposant sur l’intellect, et une méthode reposant sur les sens, cela permet de trouver le juste point d’équilibre entre l’intérieur et l’extérieur, point nécessaire pour garder la lucidité.

Vous pouvez tout à fait remplacer ce mot par un autre. Cependant une fois le choix fait, il n’est pas conseillé de changer le mot à chaque rêve, car on cherche avant tout à implanter un automatisme, il faut pouvoir le faire sans réfléchir et sans se reposer sur sa mémoire de veille.


3] Les différents niveaux de lucidité
Lorsque les rêveurs entendent pour la première fois parler des rêves lucides, ils imaginent un « holodeck » personnalisé, monde vibrant de réalité où ils pourront accomplir tous leurs fantasmes avec une facilité et un contrôle parfait, et qu’ils s’en rappelleront comme un souvenir de l’état de veille.

La réalité est un peu plus complexe. Tout d’abord, un rêve lucide est avant tout un rêve, et comme pour tout rêve, pour s’en souvenir il faut d’abord travailler sa mémoire onirique. Egalement, il n’existe pas un seul type de rêve lucide possible, mais une grande variété de niveaux de lucidité:

  • Faible niveau de lucidité: le rêveur est conscient de rêver, mais ne comprend pas comment rêver est différent du monde réel, notamment il a de nombreuses fausses croyances, il pense que les lieux, les personnes ou les évènements sont réels, qu’il peut être blessé ou doit agir selon l’étiquette sociale. Il ne cherche pas à contrôler le rêve et il ne se souvient pas de ses objectifs de l’état de veille. Le décor onirique peut sembler flou comme si le rêveur avait du mal à faire la mise au point.
    Fausses croyances: nombreuses
    Mémoire de l’état de veille: faible
    Capacité à contrôler le rêve: faible
    Qualité sensorielle du rêve: faible/moyenne
    Intensité émotionnelle: normale
  • Niveau moyen de lucidité: le rêveur est conscient de rêver et comprend l’irréalité du monde onirique qui l’entoure même si il peut encore avoir quelques fausses croyances. Il contrôle le rêve lucide et ne se souvient pas ou de façon incomplète de ses objectifs de l’état de veille. Le décor onirique a une qualité sensorielle faible ou normale.
    Fausses croyances: quelques unes
    Mémoire de l’état de veille: moyenne
    Capacité à contrôler le rêve: moyenne
    Qualité sensorielle du rêve: faible/moyenne
    Intensité émotionnelle: normale
  • Haut niveau de lucidité: le rêveur est conscient de rêver, que son vrai corps est en train de dormir,  il a une compréhension complète de toutes les implications de cette connaissance et aucune fausse croyance. Il se souvient de ses objectifs de l’état de veille. La qualité sensorielle du rêve est identique voire même meilleure qu’un rêve ordinaire.
    Fausses croyances: aucune
    Mémoire de l’état de veille: correcte
    Capacité à contrôler le rêve: haute
    Qualité sensorielle du rêve: moyenne/haute
    Intensité émotionnelle: normale
  • Lucidité extrême: sensiblement identique au haut niveau de lucidité, mais en plus la qualité sensorielle et émotionnelle du rêve atteignent des seuils dépassant l’état de veille, pouvant entraîner des expériences émotionnelles et spirituelles intenses.
    Fausses croyances: aucune
    Mémoire de l’état de veille: correcte
    Capacité à contrôler le rêve: haute
    Qualité sensorielle du rêve: haute/très haute
    Intensité émotionnelle: haute
Revenir en haut Aller en bas
Lothdraen
Admin
avatar

Sexe : Masculin
Messages : 135
Date d'inscription : 24/09/2013

MessageSujet: 4/ Les pièges du rêveur lucide   Mer 23 Oct - 16:06

Seront décrits ci-dessous tout ce qui est à éviter, pour maintenir la stabilité de vos rêves, et profiter au mieux de cette expérience qu'est le rêve lucide.


1] L'omnipotence
Voici le premier des trois pièges qui guettent un rêveur lucide, celui-ci étant l’omnipotence, c’est-à-dire être tout-puissant, croire que l’on possède dans le monde du rêve un pouvoir absolu.

Un rêve lucide est un dialogue entre deux parties de vous-mêmes, votre subconscient et votre conscient.  Comme tout dialogue, il demande un équilibre entre questions et réponses, entre parler et savoir écouter.
Imaginez deux personnes en train de discuter, l’une d’entre elle se met à monopoliser le dialogue, elle parle sans écouter l’autre,  déclame qu’elle a raison, sait tout, connaît tout … Rapidement l’autre partie cesse de parler, se contente de regarder ce monsieur je sais-tout et finit par tourner les talons. Et l’autre se retrouve à parler tout seul, et au bout d’un certain temps, s’ennuie.

Lorsqu’un rêveur lucide se croit omnipotent, grisé par ses nouvelles capacités de rêveur lucide, il commande au rêve et aux personnages de faire tout ce qu’il veut, il coure partout en disant «c’est moi le créateur de tout ça», «sans moi vous n’êtes rien», « c’est moi qui vous rêve», et rapidement le subconscient fatigué de ce dialogue de sourds laisse tomber.
Le contenu du rêve devient creux, les personnages de rêve de plus en plus fantomatiques tels des figurants, l’ennui s’installe et au bout d’un certain temps, le rêveur ne cherche plus à faire des rêves lucides ayant l’impression d’avoir épuisé toutes les possibilités de tels rêves.

Si le rêveur lucide est chanceux, son subconscient réussira à produire une révélation. Comme dans l’exemple de notre conversation, le monsieur je-sais-tout reçoit une claque dans la figure et on lui répond «et celle-là, tu l’avais vu venir aussi ?».
Si le rêveur lucide est capable d’écouter les rebuffades de son inconscient, il finira par prendre conscience qu’il n’est pas aussi omnipotent qu’il voulait bien le croire, et que l’omnipotence ne mène à rien d’autre qu’à l’ennui.

De plus se croire le maître absolu de son monde onirique est une illusion.
Si c’est bien vous le maître êtes-vous capable d’expliquer comment vous créez le décor ? Les personnages ? L’action ? Pourquoi n’êtes-vous pas le maître toutes les nuits ? D’ailleurs souvent les personnages refusent les déclarations « injurieuses » des rêveurs lucides « tu n’existes pas, c’est moi qui t’ai créé » et s’écrient «mais si j’existe !».  Robert Waggoner postule que les personnages lucides sont peut être des représentations symboliques d’un fragment de conscience semi-permanent chez le rêveur. Ils peuvent avoir une véritable complexité psychologique et représenter des briques de notre ego. A tel point, qu’ils peuvent même émerger dans la vie de tous les jours lorsque nous semblons agir «hors de notre caractère».
Ce qui expliquerait que certains personnages soient récurrents. Et cela, c’est sans aborder la théorie des rêves partagés avec d’autres rêveurs, ou même de la possibilité que les rêves soient situés dans une autre couche de réalité telle que la conçoive les chamanes.

Les rêveurs lucides expérimentés recommandent donc d’utiliser une certaine étiquette lors d’un rêve, tout comme dans les conversations de la vie de tous les jours, avec les personnages des rêves en les traitant sur un pied d’égalité. Une telle étiquette facilite leur collaboration, et permet de rencontrer des personnages de plus en plus complexes et intrigants, jusqu’à rencontrer de véritables professeurs ou guides, comme si auparavant ces personnages se refusaient d’interagir avec le petit monsieur discourtois qui croyait tout savoir.
La même étiquette s’applique au contenu du rêve, qui est aussi une forme de conversation. Au lieu de toujours vouloir plier le rêve à tous vos désirs, écoutez ce qu’il a à vous dire, posez lui des questions, écoutez ou voyez ses réponses, visitez le lieu qu’il vous propose, parlez avec les personnages et surtout, surtout acceptez de vous laisser surprendre.


2] La satisfaction des désirs
La première chose que fera un tout nouveau rêveur lucide sera de chercher à satisfaire toutes ses fantaisies: voler, rencontrer ses acteurs préférés, sauver le monde, aller dans l’espace, ou satisfaire sa libido. Ce premier pas lui permet de découvrir le monde onirique et ses lois, et de prendre plaisir à être un rêveur lucide. Le piège c’est de ne faire que ça et rien d’autre. Au bout d’un certain temps, après avoir fait le tour de ses fantasmes, le rêveur à court d’idées pense qu’il n’a plus rien à découvrir sur le rêve lucide, et arrête. En général cela se produit au cours de la première année.

Pour éviter de tomber dans ce piège le rêveur doit aller au-delà de cette simple recherche de plaisirs. Il lui faut découvrir que le monde onirique est bien plus qu’un simple champ de jeu personnel. Il permet un accès direct à son subconscient, sa créativité, sa spiritualité, ses croyances, ses richesses intérieures … C’est un incroyable outil de développement personnel.
Certains artistes, musiciens, écrivains, ou sculpteurs puisent l’inspiration directement dans leur rêve en visitant dans leur monde onirique une galerie d’art, en allant au concert ou en mettant directement en scène leurs livres.

Pour les bouddhistes, c’est un instrument d’éveil spirituel. En déconstruisant en rêve nos concepts limitant sur l’ego, le temps, l’espace, on peut accéder à une vérité spirituelle essentielle.
Beaucoup de rêveurs lucides cherchent à se connecter à travers leurs rêves à la part la plus spirituelle d’eux-mêmes en cherchant qui est à la source du rêve, comment le rêve est créé et expérimenté, en rencontrant leurs guides oniriques.

Sur un champ plus vaste, mais difficile à prouver, certaines personnes parlent de rencontre avec des personnes décédées, de précognition, de rêve partagé entre plusieurs personnes, télépathie, d’autres réalités, d’OBE, de rêves curatifs …
En dépassant la simple recherche de plaisirs dans un rêve lucide, on découvre un monde onirique vaste et intriguant que toute une vie ne suffit pas à explorer.


3] L’impatience et l’inconstance
Une fois le premier rêve lucide obtenu, le débutant peut se trouver déçu et déstabilisé de voir que pour en produire un deuxième, il doit maintenir ses efforts, continuer à tenir un journal des rêves, et pratiquer ses méthodes d’induction. Lorsqu’il arrivera à produire un rêve lucide, il se sentira frustré de perdre la lucidité trop vite ou de ne pas arriver à tout contrôler tout de suite.

Comme toute discipline, sportive, artistique ou autre, être un rêveur lucide demande de la pratique et de la motivation pour s’améliorer, avoir des rêves lucides plus stables, plus longs, plus intenses. Et même alors, souvent après tous ces efforts, nous revoilà en train de faire un rêve où nous perdons la lucidité en quelques secondes comme un débutant. Dans ce cas, il ne faut surtout pas céder au découragement. Rien de meilleur pour cela que de lire les rêveurs lucides reconnus, ayant pratiqué pendant vingt voire trente ans la lucidité, et disant humblement que ce n’est qu’après ce long délai qu’ils ont enfin l’impression de pleinement comprendre leur monde lucide.

Et comme tout discipline, la pratique de la lucidité a des paliers, des moments où nous avons l’impression de ne plus progresser, de ne pas pouvoir aller au-delà, d’avoir atteint le maximum de ce que nous pouvons faire, découvert le maximum de ce que nous pouvons découvrir, et nous abandonnons.
La constance dans la pratique permet pourtant de dépasser ce palier, parfois une soudaine découverte dans notre monde lucide, une soudaine compréhension nous donne l’impulsion nécessaire pour aller de l’avant. Pour se donner la motivation, l’envie et le courage de continuer, lisez les livres de rêveurs lucides reconnus, surfez sur Internet à la recherche de témoignages, d’idées nouvelles, gardez l’esprit ouvert, votre pratique fraîche. Parfois il peut être nécessaire de faire une pause de quelques mois ou quelques années pour réfléchir, puis retrouver l’envie. Si vous en ressentez le besoin, faites cette pause. Puis, lorsque vous retrouvez le désir et la motivation, lancez-vous à nouveau dans l’aventure.


4] Les fausses croyances
Avoir une croyance, c’est tenir pour vrai, pour certain quelque chose. Or en rêve lucide, il nous arrive de croire avec certitude quelque chose et de se réveiller le matin effarés par l’absurdité de ce que nous tenions pour vrai, ce sont des fausses croyances.
Elles nous prouvent que, quel que soit notre degré de lucidité dans un rêve, notre niveau de rationalité et de connaissance ne seront jamais aussi complets qu’à l’état de veille. Notre faculté de réfléchir et notre mémoire sont parasitées par le monde onirique.
Ces fausses croyances sont fluctuantes, nous les avons dans certains rêves mais pas dans d’autres, elles ne semblent pas rattachées au niveau de lucidité.
Je pense qu’elles sont essentiellement liées à la mécanique même du rêve. Croire c’est voir, et le monde onirique est essentiellement visuel.

Voici trois fausses croyances assez courantes.

a) Avoir peur de se blesser
Une légende urbaine soutient que mourir en rêve entraîne le fait de mourir en réalité. Pour avoir rêvé ce cas de figure, et être toujours là pour le raconter, je peux confirmer qu’il ne s’agit que d’une légende.
Néanmoins la peur est une émotion, et les émotions ont leur place dans le monde du rêve. Il arrive donc des rêves où nous hésitons à agir de peur de nous blesser, ou au moment de prendre notre envol d’une falaise nous craignons de nous écraser, ou d’un seul coup une arme semble vraiment très, trop réelle.
Nos réflexes de survies, profondément ancrés en nous, nous suivent à l’intérieur du rêve. Dans un cauchemar, notre réflexe de survie nous pousse à fuir, alors que, une fois surmontée cette fausse croyance, nous sommes prêts à faire face à ce qui nous effraie puis l’accepter, ce qui peut nous permettre de résoudre un conflit intérieur.
Par contre, l’inverse n’est pas vrai, si le corps physique souffre la douleur peut s’insinuer dans le rêve et le corps onirique la ressent également.
De plus, souvent en rêve lucide, lorsque la peur devient trop intense, comme toute autre émotion, cela provoque un réveil immédiat, comme une ultime soupape de sécurité.

b) Les lois de la perception et de la physique
Le corps de rêve est ce que l’on utilise pour percevoir le monde onirique. Ce corps de rêve n’est pourtant pas plus réel que le monde onirique qui nous entoure.
Alors qu’est ce qui perçoit le monde du rêve ? Nos yeux oniriques, nos oreilles oniriques, notre nez onirique ? Pourquoi devrions-nous être limités par les capacités de ces organes oniriques dans le monde du rêve ?
Pourquoi ne pas voir à 360° ? Et pourquoi pas une macro vision permettant de voir d’un seul coup ce qui se passe très loin, ou une micro vision permettant de voir le monde du rêve à un niveau microscopique ? De la même façon, on peut imaginer affiner nos autres capacités sensorielles.
Et d’ailleurs, pourquoi utiliser un corps de rêve ? Ne peut-on déplacer notre conscience ailleurs ? Dans un autre personnage du rêve, dans un animal, dans une plante, un objet ou dans le rêve lui-même ?
Les mêmes questions se posent pour les lois de physique : la notion de gravité, le temps, l’espace… Tout cela est dépendant d’un monde physique qui n’existe pas dans le monde onirique.
Pour s’affranchir de ces fausses croyances il faudra certainement du temps, de la pratique et de l’imagination.

c) Croire qu’une autre personne est vraiment là
Participants à nos rêves, nous retrouvons notre famille, nos amis ou nos collègues. Inexplicablement, régulièrement, nous sommes persuadés qu’il s’agit des vraies personnes partageant le rêve avec nous. En rêve lucide, notre esprit sait qu’il rêve mais il est convaincu que la vraie personne est pourtant là.
Pour résoudre ce dilemme il déduit que la personne partage le rêve avec nous.
En résultat, nous voilà convaincus que nous partageons un rêve avec eux. Nous essayons de les convaincre qu’ils sont en train de rêver, nous leur montrons comment voler, nous leur demandons de se souvenir du rêve pour en discuter plus tard…
Croire c’est voir, et si la personne est une représentation fidèle de la réalité, la fausse croyance prend le devant.
Si par contre elle diffère trop de la réalité, dans son comportement, dans son apparence ou dans son âge il nous est plus facile d’éviter le piège de cette fausse croyance.


5] Le faux réveil
Un faux réveil c’est faire un rêve dans lequel on rêve qu’on se réveille.

Voici un exemple de rêve sur le sujet :
Spoiler:
 

Même si ce phénomène de faux réveil se produit également dans un rêve ordinaire, il est plus particulièrement fréquent durant les rêves lucides. La raison en est simple, le rêveur lucide, conscient qu’il rêve, garde en arrière-pensée la certitude qu’il va se réveiller prochainement et qu’il pourra ainsi noter son rêve. En rêve lucide, toute certitude se transforme très rapidement en fait, c’est l’effet d’attente.
Si vous êtes certain qu’une chose va se produire, elle se produit. La trame du rêve change et vous vous retrouvez dans votre lit. De plus, souvent, le rêve lucide précédent semble s’être conclu ce qui renforce cette certitude qu’un réveil est imminent. La  transition entre votre rêve et ce réveil étant brutale, vous ne doutez pas un seul instant de vous être réveillé. Cette absence de connaissance de votre situation réelle entraîne une perte de la lucidité.
Dans certains cas, les faux réveils peuvent s’enchaîner les uns à la suite des autres se révélant particulièrement déstabilisants pour le rêveur lucide.

Le seul moyen d’éviter la perte de lucidité suivant un faux réveil est de pratiquer immédiatement un test de réalité.
Il est donc recommandé aux rêveurs lucides de faire un test de réalité à chacun de leurs réveils.
Revenir en haut Aller en bas
Lothdraen
Admin
avatar

Sexe : Masculin
Messages : 135
Date d'inscription : 24/09/2013

MessageSujet: Re: [Lothdraen] Guide sur le rêve lucide   Ven 25 Oct - 11:05

A présent que l'on a la possibilité d'avoir des rêves lucides régulièrement, il serait plus intéressant de savoir quoi faire Smile


1] Fouiller le décor
Voilà une histoire intéressante qui vous poussera à ajouter à votre liste de tâches oniriques: "ouvrir les tiroirs et fouiller le décor".

Spoiler:
 


2] Discuter avec les personnages de rêve
Les personnages des rêves sont un moyen de communication directe avec le rêve, mais les aborder n’est pas toujours simple.
Avant tout, chaque personnage des rêves est différent, ils ont des degrés d’autonomie et d’intelligence qui peuvent varier de la simple figuration à ceux d’un véritable professeur ou guide spirituel. Ils peuvent représenter des aspects positifs ou négatifs, dire aussi bien la vérité que mentir. Ils peuvent refuser de discuter avec vous ou au contraire sembler impatients et ravis. Ce qu’ils disent est sujet à interprétation, et eux-mêmes sont sujets à interprétation.

Le dialogue avec les personnages oniriques est essentiel lorsque le personnage est hostile, découvrir la raison de cette hostilité permet de résoudre un éventuel conflit intérieur, grâce au rêve lucide. Afin d’encourager un dialogue, il est préférable de traiter les figures oniriques en tant qu’égaux. Il est préconisé une attitude ouverte et conciliante afin de trouver une solution à la situation conflictuelle ce qui peut ainsi résoudre l’un de vos conflits subconscients.

Les personnages des rêves peuvent avoir une conscience propre (en tant que fragment des processus cérébraux), c’est à dire avec des intentions et des sentiments personnels, et ils observent le rêve depuis leur propre point de vue.

Choisissez le personnage du rêve avec lequel vous voulez avoir une conversation, un personnage qui vous semble peut être plus éveillé que les autres, qui joue un rôle particulier dans votre rêve, ou qui a un symbolisme important pour vous.
Surtout ne pas les injurier en leur disant qu’ils ne sont qu’une projection de vous-mêmes, que tout ceci n’est qu’un rêve, mais ayez un état d’esprit ouvert, venez avec le désir d’apprendre et d’écouter.
Vous pouvez alors poser des questions ouvertes du style «Qui êtes-vous?», «Que représentez-vous?» ou «Pourquoi êtes-vous là?». Si vous avez des questions spécifiques à poser, préparez-les à l’état de veille, car dans l’excitation du rêve lucide il est parfois difficile de penser clairement. Et si la réponse est confuse, n’hésitez pas à demander des éclaircissements.
Dans cet état d’esprit, acceptez que l’éventuelle réponse soit peut être non verbale et puisse venir directement du rêve comme une émotion ou un changement dans le contenu du rêve.
En l’absence de personnage intelligent ou pour des questions plus conceptuelles, il est possible d’avoir un dialogue avec le rêve lui-même, en lui criant sa question ou sa demande.


3] Se regarder dans un miroir
Parmi les expériences amusantes que l’on peut réaliser lors d’un rêve lucide il y a le fait de se regarder dans un miroir.
Voir son reflet est l’unique façon de pouvoir observer entièrement son corps de rêve et plus particulièrement son visage. Et là, souvent, la surprise peut être totale, coupe de cheveux différente, âge différent, voir personne différente, le miroir ne rend jamais le reflet réel. Sans doute car la personne que nous sommes dans le rêve est sujette à interprétation, tout comme les lieux, les personnages ou l’action.
Il s’agit d’une analyse sur soi, sur son identité profonde.

Les miroirs sont également utilisés par de nombreux rêveurs pour changer de rêve. En traversant le miroir, tout comme Alice, ils provoquent volontairement une rupture dans le rêve, un nouveau chapitre, forçant le rêve à créer un nouveau lieu.

Les miroirs peuvent aussi favoriser une sorte d’expérience hors de son propre corps. Il arrive parfois que le reflet deviennent un personnage de rêve à part entière et soit capable de parler. Parfois, il y a échange de rôles, je deviens le reflet et suis capable de m’observer de l’extérieur en train d’agir. Ce qui est une expérience rare car même si il arrive souvent dans un rêve que l’on ne soit pas soi-même, il est plutôt rare qu’un personnage de rêve endosse notre identité et nous permette une interaction extérieure avec nous-mêmes.

Voici un exemple de rêve sur le sujet :
Spoiler:
 


4] Manger dans son rêve lucide
Comment mettre un peu de saveur dans nos rêves lucides ?
De nos cinq sens, la vue et l’ouïe sont les plus sollicités en rêve, nous utilisons aussi un peu le sens du toucher mais très rarement l’odorat et le goût, pourtant le plaisir gustatif des rêves lucides n’a aucune conséquence de poids.

Quelle injustice d’oublier les narines et les papilles dans le monde onirique ! Doux, amer, sucrée, chocolaté, fruité, épicé, tant de délices à savourer …

Vous voyez de la nourriture dans votre rêve ? Un plat, une personne en train de manger, un restaurant ? Et bien n’hésitez plus à faire une petite pause saveur. Prenez le temps de voir, sentir puis déguster votre plat. Vous êtes le critique culinaire de votre propre inconscient, voilà qui ajoute un peu de piment au rêve lucide !

Bien sûr, les aliments sont soumis à interprétation, comme le reste du contenu du rêve.


5] Nager dans son rêve lucide
Il est alors toujours surprenant de noter la grande palette de sensations que le corps du rêve est capable de reproduire. La sensation de l’eau, froide, douce et visqueuse glissant contre la peau est incroyablement réaliste.
Nager dans les rêves lucides présente plusieurs facilités plaisantes, il n’y a aucun billet de train ou d’avion à payer, on peut rester tout habillé, on peut respirer sous l’eau, il n’y a aucune limitation physique à nos capacités, aucun danger …
Cependant, l’eau reste un élément sujet à interprétation.
Attention, si la mer se transforme en tsunami ou que des choses flottent à la surface, c'est que votre subconscient essaie d’attirer votre attention et d’entamer le dialogue. Parfois cependant, un plan d’eau peut juste sembler un élément de décor, permettant une petite pause fraîcheur dans vos rêves.

Voici un exemple de rêve sur le sujet:
Spoiler:
 


6] Voler dans son rêve lucide
Voler est le moyen de déplacement préféré des rêveurs lucides.
La sensation est grisante et permet de se déplacer rapidement d’un point à un autre. Il est cependant intéressant de noter que cette technique de déplacement peu conventionnelle est adoptée naturellement par la plupart des rêveurs lucides, souvent sans qu’ils en aient entendu parler par d’autres. De nombreux rêves pré-lucides sont souvent accompagnés de vol. Voler semble donc une donnée liée aux rêves bien plus qu’au rêveur, c’est un thème onirique partagé par l’inconscient collectif, mais qui n’en demeure pas moins une sensation agréable.

Lors d’un rêve lucide, voler n’est pas toujours simple. Cela demande de combattre des croyances profondément ancrées dans les lois de la physique, comme la gravité. Chaque rêveur lucide finit par développer puis améliorer sa propre stratégie de vol. Voici quelques-unes de ces techniques:
  • Tel un oiseau: la plupart des rêveurs commencent par utiliser leurs bras comme des ailes en les battant ou se font pousser des ailes, certains utilisent des mouvements de natation. Cette technique physique s’avère cependant vite ennuyeuse et donne des résultats peu efficaces.
  • Tel Aladin/u]: certains rêveurs utilisent un objet, en y projetant mentalement le pouvoir de voler, par exemple une fusée, un tapis magique ou n’importe quel objet de leur choix puis s’y accrochent.
  • [u]Tel Rocketeer: cette méthode de transition permet d’assouplir l’esprit à l’idée de voler sans pour autant devoir faire des mouvements physiques ou utiliser un objet, il suffit de s’imaginer un système de propulsion sous les pieds.
  • Tel Superman: rapidement, les rêveurs lucides basculent sur une technique à la superman, permettant de voler par le simple effort de la pensée, en utilisant la simple décision de voler.
  • En se laissant tirer: une inversion de la méthode de vol consiste à visualiser la destination en hauteur que l’on désir atteindre et à imaginer que des fils nous tirent à toute allure vers cette destination, ou bien que nous sommes attirés tel un aimant.
  • S’abandonner au vol: Un rêveur lucide mentionne le fait de «s’abandonner au vol», en imaginant que des cordes partant du cœur sont tirées par une force invisible qui l’emmène quelque part hors de son contrôle, laissant au rêve le choix de le surprendre.

Si décoller est difficile, il est parfois plus simple de se lancer d’une hauteur (immeuble, falaise …), bien sûr après avoir confirmé au-delà de tout doute à l’aide de tests de réalité qu’il s’agit bien d’un rêve.
Egalement, certaines personnes préfèrent commencer par une légère lévitation en sautant en l’air et en restant à flotter. D’autres imaginent un escalier fictif qu’ils grimpent.
La seule limite aux techniques à employer est votre imagination.

Alors prenez votre envol !


7] Dialogue avec le rêve
Il existe plusieurs méthodes pour contrôler le contenu d’un rêve lucide. Le simple fait de pouvoir agir et faire des choix au sein du monde onirique est déjà une forme de contrôle, aller à gauche plutôt qu’à droite, parler à un personnage du rêve ou l’ignorer, regarder un objet plutôt qu’un autre, toutes ces actions demandent une réaction du monde onirique: création d’un nouveau décor onirique, réponse d’un personnage du rêve etc.
D’autres mécanismes sont plus subtils et difficile à juguler tel l’effet d’attente ou les fausses croyances, ces limitations psychologiques sont aussi prises en compte par le rêve.
Puis avec l’expérience les rêveurs lucides utilisent d’autres moyens de contrôle : la magie, la visualisation, la concentration, la volonté, traverser des murs, passer au-delà du miroir, tomber en arrière… Un rêveur conscient de son état a pour seule limite son imagination. Il transforme le rêve, le rêve s’adapte en retour, crée un nouveau contenu, de nouveaux personnages, une nouvelle action, le rêveur participe. Il y a un dialogue constant entre le rêve et le rêveur, un dialogue qui ne se fait pas sous forme de mots, mais sous forme d’une interaction ininterrompue.

Puisque dialogue il y a, certains rêveurs lucides se sont dit qu’ils pouvaient aussi bien l’exprimer oralement et ont commencé à s’adresser directement au rêve pour le modifier. Plantés dans leur monde onirique, ils se sont mis à crier des questions ou des demandes dans le vide.
Mais à qui s’adressent-t-ils exactement ? Ils postulent qu’il y a un interlocuteur, caché derrière le décor onirique, capable de les comprendre. Un interlocuteur qui construit le monde onirique et nous y accueille durant nos songes. Cet interlocuteur serait donc doué d’une certaine capacité de compréhension de nos demandes et de nos attentes et capable d’y répondre.
Est-ce la conscience (ou l’inconscient ?) qui se trouve derrière le monde onirique ? Sans préjuger de la nature de cet interlocuteur, une chose est certaine, c’est que cela donne un résultat. En s’adressant directement au rêve, les rêveurs lucides ont une réponse, souvent originale, imaginative, interprétable et parfois difficilement compréhensible, mais la réponse est toujours là.

Alors pourquoi s’adresser directement au rêve? Tout d’abord, cette méthode a l’atout de la simplicité. Rien de bien sorcier en effet que de demander à haute voix ce que l’on veut plutôt que de s’acharner à l’obtenir par la magie ou toute autre forme de contrôle « surnaturelle » obtenue par la lucidité. Bon, c’est un peu moins amusant que de le faire soit même, mais ça présente également l’avantage de permettre des demandes plus conceptuelles ou abstraites (comme demander à ressentir la compassion absolue). Et enfin, agir par ce biais sur le rêve c’est garantir l’inattendu, la fraîcheur, l’incontrôlable, et la surprise.

La méthode la plus simple pour s’adresser au rêve est de … s’adresser au rêve. Parlez à haute voix, et avec conviction, et formulez une demande claire et précise. La clarté de la formulation est importante, mais l’intention avec laquelle vous formulez votre demande également. Si vous êtes certain d’être déçu par le résultat, l’effet d’attente garantira un résultat désastreux. Si vous demandez quelque chose en pensant à toute autre chose, le rêve ne saura pas à quelle attente répondre.

On souligne l’importance des mots à utiliser. Le résultat sera totalement différent si vous demander à voir la compassion absolue ou ressentir la compassion absolue. Dans le premier cas une scène représentant la compassion se présentera devant vous, alors que dans le deuxième cas c’est vous-même qui ressentirez cette émotion. Il faut donc exprimer clairement ce que l’on désire, soutenu par une intention claire.
Donc mieux vaut préparer sa demande et sa formulation avant d’aller dormir, quand l’esprit est encore clair.

Que demander au rêve ?

Vous pouvez demander directement un changement du décor ou de l’action onirique:
  • Derrière cette porte se trouve une plage …
  • Lorsque je me retournerai, telle personne sera là.

Il est en général plus facile de demander la modification onirique hors de votre champ visuel, même si il est possible de faire apparaître quelque chose de nul part, cela demande beaucoup plus d’efforts et semble plus difficile à réaliser.

Vous pouvez aussi demander à voir ou expérimenter des choses nouvelles.

Un rêveur lucide suggère les demandes suivantes :

  • Montre-moi quelque chose de très amusant !
  • Montre-moi quelque chose qu’il est important que je vois !
  • Laisse-moi ressentir l’expérience d’amour inconditionnel !
  • Laisse-moi ressentir l’expérience d’absolue confiance !
  • Montre-moi le monde lucide de ton point de vue !
  • Laisse-moi sentir mon corps en pleine santé !
  • Montre-moi comment avoir plus de rêves lucides !
  • Montre-moi ma vie antérieure qui a eu le plus de succès !
  • Laisse-moi voir mon animal familier d’enfance !
  • Ou par exemple vous pouvez demander simplement un cadeau, une surprise.


Cette série de questions demande à voir et expérimenter des sentiments. En retour le contenu du rêve va changer pour satisfaire à ces demandes.

Pour des questions plus directes comme «Que penses-tu de telle chose?», il est probable que ce soit un personnage du rêve qui s’approche pour vous répondre, ou bien ce peut être une grosse voix désincarnée…

Si vous voulez que la réponse prenne une forme précise, ajoutez cela dans votre demande pour canaliser la réponse du rêve:
  • « et montre-moi la réponse sur ce mur ! »
  • « et montre-moi la réponse sur cet écran de télévision ! »
  • « et montre-moi la réponse par terre ! »


La réponse du rêve peut prendre toutes les formes possibles et imaginables, dans le contenu onirique, dans les personnages du rêve ou dans vos propres émotions. Restez ouvert et à l’écoute.

Si vous voulez une réponse précise, avec des mots, vous pouvez utiliser la méthode consistant à écrire. Écrivez votre question dans un cahier ou sur un bout de papier, détournez les yeux, cachez le bout de papier ou tournez la page, puis regardez à nouveau et lisez la réponse. Cette méthode présente l’inconvénient, non négligeable, que lire en rêve n’est pas toujours simple. De plus la réponse peut être une phrase ou quelques mots, mais il m’est aussi arrivé d’avoir plusieurs pages de réponses à déchiffrer, ce qui devient vite totalement incompréhensible. Et il est toujours plus difficile de se rappeler du texte qu’une modification du décor onirique ou qu’une rencontre mémorable avec un nouveau personnage.

Enfin, n’oubliez pas que « la conscience derrière le rideau du monde onirique » n’est pas omnisciente. Vous pouvez toujours lui demander quel est le mystère de la création ou comment sauver la planète, il est peu probable que la réponse obtenue vous serve à grand-chose. Mais en tout cas il y aura toujours une réponse, imaginative, délirante, amusante, interprétable ou incompréhensible, mais le rêve se creusera toujours la tête pour vous répondre.
De plus, si une fois vous n’obtenez pas une réponse claire ou la réponse souhaitée, c’est peut être que la thématique de votre rêve était inadaptée ce jour-là, ou votre niveau de lucidité insuffisant. Retentez votre chance dans un autre rêve.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Lothdraen] Guide sur le rêve lucide   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Lothdraen] Guide sur le rêve lucide
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Lothdraen] Guide sur le rêve lucide
» [Lothdraen] Guide de forcing Personnalité/Visualisation
» [Lothdraen] Guide sur les psiballs
» [Lothdraen] Guide pour le Wonderland
» reve lucide suivi d'une decorporation

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tulpa Francophone :: Communauté :: Sujets annexes :: Rêves Lucides-
Sauter vers: